Depuis la nomination des nouveaux secrétaires généraux dans l’Administration Publique le 16 avril 2020 par la Ministre de la Fonction Publique, certains individus et organisations civiles se sont levés pour dénoncer cette nomination qui à leurs yeux violent certaines dispositions constitutionnelles. La première contestation institutionnelle et officielle émane du Directeur de Cabinet adjoint du Président de la République, le professeur Eberand Kolongele. Cependant, cette correspondance adressée directement au Ministre viole certains dispositifs administratifs selon l’analyste Mulumba Milolo.
Sur le plan de forme, donc administratif, le Directeur de Cabinet n’est peut pas s’adresser directement à un Ministre sans passer par le Premier Ministre qui est chef du Gouvernement. Le patron de l’administration c’est le ministre de la fonction publique.
Sur le plan de fond, en observant les dates des résultats de concours administratifs, aux nominations des Secrétaires Généraux à la mise en place faites récemment par la Ministre, nous pouvons conclure que la procédure est respectée bien que ça pris du temps, durant lequel les administrations étaient gérées en majorité par des Secrétaires Généraux intérimaires en attendant les nouvelles affectations.
Ainsi nous ne trouvons aucune violation des dispositions évoquées qui ne cadre pas avec la loi portant statut des agents de carrière en République Démocratique du Congo. En plus le Directeur de Cabinet du chef de l’État évoque une disposition provisoire illégalement prise de sursoir le mouvement dans l’administration par le directeur de cabinet à l’époque en attendant la mise en place d’un nouveau gouvernement vu que Celui de Bruno Tshibala assumé les affaires courantes, une irrégularité qui pouvait se justifier vu le contexte de l’époque.

Cependant, dès lors qu’il y a eu investiture du gouvernement du premier ministre Ilunga Ilunkamba, la ministre de la fonction publique est dans le plein droit de faire une mise en place au sein de l’administration publique au regard de ses attributions et de la loi portant statut des agents de carrière de service public en République Démocratique du Congo.
Ainsi donc, la seule violence ici reste la correspondance du Directeur de Cabinet Adjoint du Chef de l’État adressée au ministre de la fonction, en violation des dispositions constitutionnelles relative à la séparation de pouvoir, l’ordonnance portant collaboration entre le président de la République et le gouvernement.
Mulumba Milolo
Analyste politique
Je ne suis pas de cet avis…la constitution consacre 3 pouvoirs,indépendantes les unes des autres.Mais dans ke cas en question,le gouvernement fait parti du pouvoir éxécutif dont le Président de la République est le chef.Et en cette qualité,le Directeur de cabinet adjoint peut écrire à un ministre quand bien même ce dernier serait le chef de l’administration.Mais pour ce qui est considéré comme une violation,il serait mieux d’interroger l’ordonance portant modalité de collaboration entre ke President de la République et le Gouvernement.